L’étape des grimpeurs

Passage a la frontière italienne afin de rejoindre la Suisse puis le Liechtenstein.
Nous avons suivi les étapes du Giro (tour d’Italie en vélo) pour franchir 2 cols (passo) mythique a plus de 2500m dont le col de Gavia à 2652m où la neige est très présente (plus de 3m en Juin 2006)
Nous pouvons décerner le maillot du meilleur grimpeur à Christophe car son scooter avait plus de facilité pour grimper

Nous avons mis le cap sur le Liechtenstein petit pays de pas beaucoup de km traversé par une grande avenue !

La suite du périple était rythmée par l’enfilage des combinaisons de pluie et les grosses averses jusqu’à Gstaad puis Lausanne où nous avons habilement esquivé la tempête. L’arrivée sur les hauteurs du lac Léman ensoleillé était somptueuse.

Nous avons franchi la frontière française à notre plus grand désespoir mercredi soir ce qui signifiait la fin d’un magnifique voyage que nous aurions bien continué quelques jours de plus !

Nous arrivons a Paris ce soir (15 août)

Bilan:

# 29 jours de route
# 9800km
# 26,5 km: record de la ligne droite désormais appelée une Ukrainienne
# 20 pays: Belgique – Pays-Bas – Allemagne – Pologne – Ukraine – Moldavie de l’Est – la vrai Moldavie – Roumanie – Bulgarie – Turquie – Grèce – Albanie – Monténégro – Bosnie – Herzégovine – Croatie – Slovénie – Autriche – Italie – Suisse – Liechtenstein et enfin France
# 2652m le plus haut sommet du tour
# surement plus de 2792 virages (ou contours en suisse)
# De magnifiques routes
# Baignade en mers Noire et Méditerranée
# 772 klaxons de camions sauf en Autriche où ils ne sont pas très joueurs
# 112 km de pistes
# des campements magiques
# 972 bonjours de passants
# 1 courroie
# 1 pneu
# 1 rétro

Une arrivée sous la pluie !

Slovénie

Pays méconnu blotti sur les contreforts des Alpes, la Slovénie est pourtant le premier pays développé à l’occidentale que nous rencontrons depuis la Pologne ! Beaucoup de forêts, de panneaux ours, de paysage vallonné,  une tripotée de motards, c’est bon signe  !

Nous sommes arrivés en début d’après midi à Ljubljana, la capitale, ses quais, son marché, son château, et sa très belle zone piétonne. Cela fait un peu penser à Prague.
Après la visite et l’atelier cartes postales, nous sommes repartis pour l’autriche.

3 options pour la frontière  : un tunnel, un autre tunnel ou un bon col des familles. Devinez !

Après une belle descente de l’autre côté, nous retrouvons les prairies verdoyantes et des lacs, malheureusement inaccessibles au campement. Nous avons donc dressé notre camp dans une forêt de pins non loin de là, juste avant que notre barbec ne soit gâché par un bon orage carabiné.  Comme on sait s’adapter chez les Petiville,  maillot de bain, et douche sous l’orage, histoire de quand même tirer parti de la situation !

Nous nous mettons en route ce matin pour le Liechtenstein.

Croatie: pays de transit

Nous connaissons tous la Croatie pour ses plages, ses villes balnéaires et sa capitale: Zagreb. En plus nous l’avions déjà fait l’an dernier… trop sur fait :)

Nous avons donc préféré traverser ce pays en largeur et par l’intérieur où nous voyons plus de panneaux indiquant des chambres d’hôtes que des panneaux de limitation de vitesse !

Étant passé l’an dernier par un parc naturel avec pleins de lacs, nous souhaitions y dormir… nous nous sommes glissés parmis les touristes pour atteindre notre objectif mais après 1 ou 2 km le long d’un lac un bus promène touristes nous a clairement demandé de partir d’ici… dommage !

Nous nous sommes repliés dans les montagnes où nous avons trouvé une petite clairière au soleil et avec une vue imprenable sur les étoiles !

Au petit matin départ pour la Slovénie et sa capitale Ljubljana

Sarajevo

Passage en Bosnie Herzégovine en fin de matinée, par un poste frontière tellement petit et paumé qu’il aurait été digne d’une bd de tintin, de nouveau route sympa dans les montagnes, croisant par ci par là des petits bleds aux maisons pas tout à fait finies et quelques vestiges de bunkers dantant d’il n’y a pas si longtemps.

Coup d’oeil sur notre carte relique, nous nous apercevons que Sarajevo est une capitale de montagne, comme tirana en albanie.

Au détour d’un virage dans un valon encaissé,  ça y est, on y est ! Très belle cité multicolore concentrant une vieille ville en bas et des quartiers résidentiels sur les hauteurs.

Une petite bière de reprise de forces plus tard, nous repartons toujours vers le Nord, esquivant avec beaucoup de timing un bel orage qui sévissait à l’ouest de la ville !

Nous avons dressé notre campement 80 kms plus loin sur un perchoir avec vue imprenable sur deux vallées, petit barbecue et au dodo.
À peine les yeux fermés, des cris commencent à résonner dans nos oreilles : les minarais de toutes les mosquées des deux vallées, génial ! :)

Les petits désagrément du Monténégro

Après un petit déjeuner en terrasse à Podgorica (capitale du Monténégro). Pour votre information, cette ville n’est pas plus grande qu’Orléans sans ses banlieues.
Ce pays utilise l’euro sans être membre de l’union européenne…
Nous nous sommes mis en route vers la Bosnie par les montagnes. La route a été construite en 1910 et depuis rien n’a été modifié… donc des petits trous, pas de barrières de sécurité pas très évident pour se croiser avec un camion.

Pour ajouter du piquant, plus de 500m de vide sous notre route et une météo qui se dégrade.

Recherchant un restaurant d’altitude pour se mettre à l’abri,  nous nous sommes abrités sous un parasol non sans une glissade dans l’herbe :)

Le propriétaire étonné de voir des gens devant chez lui est sorti pour nous proposer un petit remontant fait maison: une petite liqueur à la pêche et nous a même offert la bouteille !
Nous avons repris notre recherche de restaurant sur les conseils de notre hôte. Ce petit restaurant d’altitude restera pour nous un super souvenir: nous avons pu sécher nos affaires au coin du feu, et un déjeuner de grande qualité au menu: pain maison, champignons de la forêt, fromage de chèvre et fromage frais maison, truite pêchée dans le petit étang du restaurant  juste avant de passer sur la poêle, viande et frite maison et avec cela une petite mousse ! Un régal !

La pluie ne cessant pas la journée fut écourtée pour se mettre au chaud sous la tente et en espérant que la météo soit plus clémente pour le lendemain afin que nous puissions rejoindre la Bosnie sans encombre !

Au monténégro, la voiture nationale est… la vw golf ! (2 voitures sur 3)

Le travail à l’Albanaise

Le passage de la frontière albanaise nous a fait retrouver nos charettes, mules, biquettes et les vieilles Mercedes très prisées dans ce pays !

Nous avons remarqué rapidement que le travail à l’Albanaise c’était des bâtiments toujours en construction, des routes en chantier mais vont-ils vraiment les terminer… c’est sur que non !
Pour être sûr, l’escalier est à l’extérieur,  les balcons sans garde corps. Et souvent des étages sans fenêtre: on verra peut être qu’un jour ils en auront besoin ! Ils anticipent…

Notre arrivée dans Tirana s’est faite par les montagnes, et oui ce pays a de très jolie relief.  La vision de bidonville en périphérie de la ville nous à bien montré la pauvreté de ce pays avant de découvrir une capitale en altitude où le centre est basé autour de la grande mosquée et la place sainte Thérèse.

En fin de journée après avoir récupéré notre sticker, nous mettons le cap vers le Monténégro. Avant la frontière nous avons trouvé un petit lac des familles pour notre petit bain matinal !

Cap sur le Monténégro au petit matin…

Traversée de la Grèce

Hello !

Ça fait longtemps qu’on a rien publié, je sais… petits problèmes de connexion internet dans ces pays, pour uploader de photos c’est bien, mais pas top. Les articles sans photos sont mis à jour progressivement.

Alors alors… la Grèce. Il fait diablement chaud !! Nous nous sommes réfugiés dans les montagnes avant Thessalonique pour notre premier campement, avec une vue imprenable à 360 degrés depuis notre perchoir.

Le lendemain matin, route de montagne suivie d’une bonne panne sèche au milieu de nulle part, sauvée par notre fidèle bidon de secours, ouf ! Des tonnes de virages plus tard, après avoir croisé des vaches, des biquettes et des kebabs à pattes paisiblement plantés au milieu de la route, nous sommes arrivés dans la ville de Thessalonique, cité balnéaire à la grecque. Pas grand chose à voir niveau antiquités mais quelques quartiers sympas et de grandes plages façon côte d’azur, en plus chaud.

Petite chute presque à l’arret pour moi (christophe) à cause d’un bitume bien patinoire en centre ville, sans conséquences. Nous nous sommes mis en route le lendemain pour l’Albanie : retour dans les montagnes pour chercher de l’air plus frais, enfin à moins de 40 degrés quoi…

Nous avons dressé notre campement aux grands lacs du nord, partagés entre Grèce, Macédoine et Albanie. Tente plantée sur la plage, à 10 mètres d’une eau à 28- 30. Pénible…

Cap au 270

Départ d’Istambul sous des nuages menaçants. Première goutte, on plante tout et on enfile les combis de pluie, bien vu : draches de flotte pendant une heure ! Avec le sol sec et le ruissellement, nous avons même dû traverser des gués, à la limite de la noyade des moteurs !

Passage de la frontière grecque en début de nuit sans encombre, ça fait quand même plaisir de retrouver cette bonne vieille zone euro. Première impression : malgré nos notions d’alphabet cyrillique, bah… on ne comprend pas grand chose, plein de nouvelles lettres !

Coup d’oeil sur la carte, on choisit notre spot de campement. Quelques virages et quelques grenouilles écrasées plus tard, nous voilà installés sous les étoiles au sommet d’une montagne, avec pas grande civilisation en vue. Tant mieux pour le spectacle !

Le lendemain matin, petit stress sur le pétrole qui arrive limite limite, et aucune station ni même bled aux alentours. Ça n’a pas loupé, les dernières gouttes englouties, teuf teuf teuf… clac ! Panne sèche, génial ! Hervé est allé chercher de la bonne essence avec notre bidon (très bonne idée de l’emmener avec nous ce bidon !), et nous sommes repartis.

Route de montagne très sympa avec des petites surprises : vaches, biquettes, moutons… la route en grece est vraiment partagée avec n’importe qui ! Quelques bornes de lacets sur une piste non goudronnée, les scooters sont dégueulasses.

Ça y’est, plus que 30 bornes pour Thessalonique, un plouf dans la mer à bien 30 degrés et nous voilà en terrasse en plein coeur de la Baule locale. Visite demain !

À la frontière de l’Europe et de l’Asie

Après une arrivée de nuit dans Istanbul,  petit dîner dans l’attrape touristes près de Sainte Sophie et une bonne nuit bien méritée !

Lendemain matin visite à pied (oui oui) avec une chaleur écrasante annonçant un orage carabiné ! (Il ne nous a pas loupé !)

Passage dans le Grand Bazar avec vendeurs de tapis, chichas, babouches et des imitations en pagaille !

Passage obligé devant les différentes mosquées.

Après cette belle visite nous nous rapprochons désormais de Paris avec un départ vers la Grèce !

Déjà 5500km aux compteurs ! Et mon scooter a fêté ses 40 000 km ! Happy Birthday :)

Jusqu’au bout du bout

Dernière étape pour rejoindre le bout du bout de notre road trip : Istambul. Frontière romano bulgare passée, bière de « fêtons ça » avalée, nous avons monté le campement pas loin de la ville de Ruse (marrant comme nom) dans une plaine à perte de vue.

Bonne surprise du matin des pêchers autour de la tente : bonne nouvelle pout le petit dej ! En route pour les montagnes bulgares, ravitaillés en vitamines.

Les montagnes bulgares, c’est : des virages, des forêts, des statues de pierre d’un autre temps plantées au milieu de nulle part, et des petits bleds tout en pierre paumés au milieu.

Quelques lacets et courbes rapides plus tard, longue ligne droite, coup de tampon turc sur le passeport, longue ligne droite, chaleur à crever et arrivée en début de soirée à Istambul.

En termes de bout, à partir de maintenant, tous les kilomètres que nous ferons nous rapprocheront de Paris.